| 18 Août 2009
Partir de chez soi avec son quad pour un périple au travers de
(sauf reprendre le bateau le 12), ni obligations et pour très peu d’euros !
Seuls des amis bien aguerris au raid peuvent vous proposer un tel parcours.
Je vais essayer de vous narrer une aventure, que j’ai eu le privilège de vivre du 28 mars au 13 avril 2009.
Le groupe composé de six Q.D.S. et d’un 4x4 Jean Michel (HDJ 4 vins) a d’abord eu une préparation minutieuse à effectuer, car chacun devait se retrouver en autonomie complète (40 l .d’essence, et
Les innovations ne manquent pas, Martin qui a déjà fait le Maroc (ainsi que Michel) a eu l’ingéniosité de mettre une production d’eau chaude sur son quad pour prendre la douche (très utile) le soir au campement. Pour ma part mon Arctic Cat équipé d’un porte paquet arrière a bien accepté le chargement. Il le fallait car les cinq Can-Am étaient tous bien préparés.
Avec l’excitation que vous pouvez deviner, le samedi 28 mars, nous faisons route vers le port de Marseille. Pas de problème pour l’embarquement ni pour le voyage. Arrivé sur le port de Tunis, j’assiste au folklore administratif Tunisien (et dire que l’on se plaint en France...).
Et voila, l’aventure commence par un peu de goudron qui va s’estomper peu à peu, pour laisser place à des chemins et pistes. Première surprise ; il a plu ! Et c’est mou par endroit ! Premier plantage du 4x4, premier petit train de quads en traction, et c’est reparti. Voila notre premier bivouac et notre premier repas en pleine nature. C’est Martin le cuistot en chef ce soir.
Le lundi nous voila repartis par les chemins avec des paysages bien verts, arrêt dans un petit village pour faire des courses (tomates et fenouils) puis un peu de montagne avec pique nique à
Au matin nous repartons toujours bien gardés ! Denis décide de modifier le parcours de façon à s’éloigner de la frontière, source d’ennuis. Au détour de quelques chemins nous arrivons à déjouer la surveillance policière et retrouver ce qui est notre philosophie et l’emblème du drapeau de Martin et Denis, « homme libre ».
En empruntant le goudron, nous allons tester la restauration du bord de route et le mouton (allouch) grillé. C’est aussi des moments de rencontre avec les autochtones, ils adorent être pris en photos avec nos engins. Enfin nous arrivons sur le lieu de notre 3éme campement. Une terrasse sur chott avec des points de vue sublimes : on est sur les hauteurs de Redeyef.
Au petit matin un lever de soleil merveilleux sur le chott, séance photos et départ pour la piste Rommel. Piste bétonnée pour pouvoir s’échapper plus vite avec leurs chars : un travail titanesque des allemands. Sur le béton Michel découvre un serpent, tout noir, une couleuvre ? Non, un cobra. Non loin de là, dans un recoin de montagne nos trois baroudeurs nous font découvrir un oasis de montagne (leur piscine) où nous prenons notre repas sous un palmier.
Et puis je découvre ce qu’est un chott ! un très grand espace plus ou moins sec avec de la poudre blanche en surface : du sel. Ces espaces qui sont souvent en dessous du niveau de la mer sont parfois inondés, et là, c’est le cas. Jean Michel et son 4x4 après s’être planté, a était contraint de faire demi tour. Accompagné de Denis ils se sont fait quelques sueurs de peur de s’enliser. Quand à nous cinq nous avons passé une heure à trialiser pour atteindre les antennes relais que l’on avait en vue et qui étaient notre point de retrouvaille. Un très bon moment de quad.
Le soir au bivouac (dans le chott) en nous racontant notre journée, nous avons juré de ne plus jamais nous séparer, c’était vraiment trop risqué. Si le 4x4 c’était planté ? Comment Denis aurait pu faire tout seul ?
Le bivouac : que de bons moments passés entre l’arrivée où chacun cherche son emplacement, savoir où on met la table (toujours à coté du 4x4) là, chacun s’occupe de la vie du groupe, un à la mise en place, couper du bois, préparer la popote, faire cuire, faire la vaisselle. Parfois un peu d’entretien des véhicules, une mise au point des GPS avec les éventuelles modifications, mettre en état caméras et appareils photos Le repas à la tombée de la nuit, et puis ce sont des conversations émaillées d’éclats de rire, avec des anecdotes qui nous permettent d’avoir presque un langage codé a ce jour. (les Autrichiens…y a quelqu’un qui vient) extrait de petits souvenirs (pour initiés) Et au petit matin le réveil en musique avec …..Sous mon oreiller…notre hymne matinal, le petit déjeuner, on recharge et on repart. Mais au fait où somme nous ? Nous arrivons à Tozeur, lavage des machines, provisions en tout genre. Vers 13heures nous trouvons une palmeraie pour notre repas, très bon contact avec le propriétaire (fortuné) qui habite en France. Un de ses ouvriers nous explique la fécondation pour les dattes. Et puis c’est reparti pour une piste de plus de
Les dunes, mes premières dunes,
que j’abordai avec crainte et respect, ce fut à Star Wars. Perdus au milieu de nulle part, des décors de cinéma. Alors là!!! C’est un autre bonheur que je ne connaissais pas. Chacun fait sa trace, aborde d’une façon ou d’une autre les cordons de dune, une sensation de liberté au guidon de son quad que l’on ne peut éprouver sur aucune autre surface.
Mais ce n’était qu’un début, après avoir grimpé à Tembaine (montagne au milieu du désert), vu son puits (
Des dunes et toujours des dunes, navigation au cap, pour arriver à Er Reched, une merveille ! Un point d’eau (chaude) ou quelques palmiers et arbres forment un espace de rêve, notre septième bivouac. Pour moi le plus bel endroit du voyage. Le bain dans ce trou d’eau, valait tout les endroits luxuriants que l’on peut vous présenter. Le lever de soleil avec toutes ces couleurs sur les dunes, les reflets sur l’eau…..Aucune caméra, ni appareil photos ne peut restituer ce que nous avons vus ; Inoubliable ! ces images sont gravés a jamais au fond de moi !!!
Et c’est reparti : cap sur notre prochain bivouac, que des dunes ! Après avoir rencontrés et véhiculés trois gamins sortis d’on ne sais où et quittés au milieu de nulle part, nous arrivons à l’oasis connu de beaucoup. Les voyagistes arrivent par convois de 4x4 : c’est Ksar Guilane. Pour la première fois de notre périple nous restons deux nuits au même endroit. Avec couscous au resto le soir, le lendemain dans un oasis voisin (Ain Sebat) resto et sieste sous la tente berbère. Evidement les deux soirs, bain à l’oasis, après le jeu dans les dunes, pour les gamins que nous sommes. Nous avons assistés à la confection des galettes de pain locales. Depuis, notre scénariste Draken, dit :
"nous sommes allés chercher le pain à Ksar Guilane".
Nous voila repartis sur les pistes caillouteuses, sans faire le plein de nos réserves d’essence (pompes peu engageantes niveau qualité) ce qui c’est avéré très juste à l’arrivée. Après avoir visité des maisons troglodytesà Matmata, pour arriver à la pompe à
Le lendemain nous traversons de grands espaces fleuris, des steppes, puis c’est le canyon, un paysage encore différent, cela ressemble aux décors de film de cow-boy. Après un petit en cas, on roule pour arriver dans un espèce de goulet rocheux, surprenant et sublime.
Je ne sais pas comment fait Denis pour nous dénicher des endroits si beaux ? Pour le bivouac ce sera en altitude, au col Biada
Des vues nous allions encore en avoir de belles avec cette piste montagneuse, parfois fraichement ouverte à coup de bulldozer, que nous avons baptisée « piste du Marabout » et puis une route emportée par des pluies torrentielles, nous a obligés à modifier notre parcours.
A partir de ce moment le goudron était majoritaire sur notre trajet. Cela n’empêche pas quelques frayeurs : Pierre a sauté une ornière à la sortie d’une courbe sans dégâts, mais cela aurait pu avoir d’autres conséquences. Michel bien avant, avait sauté à grande vitesse une marche d’environ quatre vingt centimètres de haut. Pas de mal non plus, si ce n’est une belle frayeur. Il faut dire que nos quads étaient au top. Pas de problème majeur, que des babioles : Problèmes de batteries, de freins bloqués, crevaisons. Vus comme nous étions chargés, nous pouvons dire que nous avons de très bons véhicules. Le 4x4 était un peu inquiet à cause de son pont avant.
Enfin, nous sommes arrivés sur la cote et avons traversé la ville touristique d’ Hammamet, pour aller poser notre dernier bivouac à Korba.
Après avoir fait quelques runs sur la plage et une bonne nuit ce fut notre retour à la civilisation.
Visite des souks de Tunis et nuit à l’hôtel (la deuxième après Kairouan) Pour notre départ le temps était comme nous, triste, avec une forte pluie. La mer très mauvaise n’en a épargné que très peu (trois) sur sept, rendant le chemin du retour plus long (retard du bateau) et plus nostalgique.
Avec un peu de recul ce fut une aventure humaine enrichissante que de voir sept hommes vivre en communauté sans aucunes anicroches pour vivre leur passion. C’était le retour de sept baroudeurs …..Comme les sept mercenaires !!!!!!!
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